Immeuble tentaculaire

2014

Digne d’un film de science-fiction, la pieuvre urbaine aux bras jaunes de l’artiste Philippe Allard a parasité l’espace d’un moment un immeuble désaffecté, afin de transporter les promeneurs au coeur d’une perspective déconcertante.

L’oeuvre Parasitages transforme l’édifice du 1396 rue St-Patrick en curieuse créature dont la nature est incertaine. Visible uniquement entre les 13 et 20 juin, cette installation éphémère où se répètent à chaque fenêtre des dizaines de chutes à déchets industrielles a de quoi surprendre les passants. Que se passe-t-il donc derrière ces murs? Débordements, excès, maladie architecturale, autant de symboles de l’impact des activités humaines sur l‘environnement.

Le bachelier en arts graphiques de l’UQÀM est un habitué des installations urbaines. Utilisant surtout des matériaux usés et facilement accessibles, il interpelle l’observateur à considérer l’attitude parasitaire de l’humain sur le monde. Parasitages a été produite par l’organisme Pique-nique. Philippe Allard a remporté le concours de la Place des Arts 2009 et a présenté son travail à la 5e Biennale de Marrakech en mars 2014. 

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