Chercher la lumière

2014

À Montréal, le 28 janvier dernier, l'artiste Fernand Leduc nous quittait; ce fut une immense perte pour le milieu culturel montréalais et québécois. Depuis le moment des premières enluminures de son enfance jusqu’aux récente microchromies, l’artiste n’a eu de cesse d’avancer d’un pas curieux vers la lumière qui finit par envahir son oeuvre tout entière, lorsque la patience d’une vie l’y a convié.

Né à Viauville en 1916, il entre à l’École des beaux-arts de Montréal en 1938 d’où il sortira professeur de dessin. Très rapidement, il souhaite briser les carcans du conformisme et de l’académisme. En 1948, il signe le célèbre manifeste du Refus global qui est une rupture profonde avec la tradition. Dans ces années-là, il se rend vivre en France où il exposera au Salon des Surindépendants (1947) et au Salon de Mai (1952).

Président-fondateur de l’Association des artistes non-figuratifs de Montréal, il glisse progressivement vers l’abstraction, vers des qualités de lumière totale. De nombreuses expositions lui sont consacrées tant en Amérique du Nord qu’en Europe. Pionnier de l’art moderne et de l’avant-garde de l’art canadien, il s’est mérité plusieurs prix, dont le Prix Paul-Émile-Borduas, en 1988, la plus haute distinction attribuée par le gouvernement du Québec dans le domaine des arts visuels.

Fernand Leduc aura montré pour les générations à venir les chemins de la beauté intérieure et la qualité d’une oeuvre accomplie. 

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